Stephanie Kayal & Abed Kobeissy

Pôl Seif

À propos

Stéphanie Kayal est une chorégraphe, danseuse et metteuse en scène libanaise, qui partage son temps entre Beyrouth et Bruxelles. Ses œuvres brouillent les frontières entre réalité et fiction, mêlant une esthétique rudimentaire à des performances empreintes d’absurdité et d’humour noir. À travers la danse, la musique et le texte, l’artiste explore les thèmes du désespoir politique, de l’espoir et de la survie.

Parmi ses différentes œuvres, citons, notamment Evidence of Things Not Seen (2021), une représentation qui s’articule autour d’une famille qui vit avec le syndrome du membre fantôme, et qui est tourmentée par la danse et par son propre passé ; Galactic Crush (2022), une représentation de danse qui aborde les thèmes des super-pouvoirs, des anti-héros et de la naïveté en période de désespoir ; The Time It Took You to Realize It Was a Dream (2023), où la tension entre le corps, l’espace et le spectateur se déploie dans un équilibre de motifs complexes et de quasi-immobilité, suscitant à la fois légèreté et tragédie ; et Galactic Crush II, dont l’avant-première est prévue à Bruxelles en 2025.

Elle a récemment rejoint HIROS pour ses projets futurs, et débute également sa collaboration avec Platform Parallèle en 2025. Ses projets de danse ont été sélectionnés pour des résidences et des bourses telles que le Sundance Theatre Lab et le Common Lab. Ses réalisations ont pris forme dans des lieux tels que le Kunstencentrum Buda, la Fabrik Potsdam, le Frankfurt Lab, le Zoukak Theatre et les Kaaistudios/workspacebrussels. Ses prochaines créations seront présentées à la Friche Belle de Mai à Marseille, au Théâtre National et au Théâtre de la Vie à Bruxelles (2025).

Ces dernières années, elle a organisé des ateliers et des cours de danse lors de divers festivals et dans différents lieux. En tant qu’interprète, elle a collaboré avec de nombreux artistes et plusieurs compagnies de danse, se produisant en Europe, en Amérique du Sud et dans la région du SWANA.

Stéphanie Kayal est titulaire d’une maîtrise en études théâtrales de l’Université libanaise des Arts, ainsi que d’une maîtrise en chorégraphie et arts de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles.

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Établi à Beyrouth, Abed Kobeissy crée de la musique en utilisant divers outils, et en explorant de multiples genres. Parmi ses œuvres, on compte des projets solo, des collaborations, mais aussi des compositions pour le cinéma, le théâtre et surtout la danse, ayant signé la musique de plus de 12 productions de danse et de théâtre.

Par le biais de l’utilisation du buzuq levantin comme instrument principal, sa musique est empreinte d’une forte identité locale, tout en englobant sans complexe la confusion du présent, façonnée par les paysages sonores urbains, ainsi que par les thèmes de la famille, du foyer, et de ce qui nous lie à l’endroit d’où l’on vient.

Abed Kobeissy a collaboré, notamment, avec la Biennale de Berlin et le Festival international du film de Berlin (2018), l’UNESCO dans le cadre de l’exposition collective Haneen (2018), le CTM Music Festival Berlin (2020), l’Irtijal/Huddersfield Contemporary Music Festival (2021), pour ne citer que quelques exemples.

En 2020, il est devenu membre du Sundance Institute’s Theater Lab en tant que compositeur de musique pour la danse contemporaine. Au cours de cette même année, il a également mené des recherches musicologiques, et a été membre du jury du programme de bourses universitaires AJYAL de l’association culturelle Ettijahat.

En 2016, il a cofondé le duo électro-acoustique Two or The Dragon en compagnie du percussionniste Ali Hout, basé à Beyrouth, et a sorti deux albums : Prelude for the Triumphant Man (2017) et Dance Grooves for the Weary (2021). Par ailleurs, il a également cofondé le quatuor de « beat-noise » libano-allemand Stellar Banger avec Ali Hout, Joss Turnbull et Pablo Giw, avec lequel il a sorti l’album Data Is (2021).

Récemment, Abed Kobeissy a collaboré avec le musicien de musique électronique Sary Moussa. Cette collaboration a permis la création d’œuvres telles que A Simple Song of Weather and Murder et Christmas in Mourning, explorant ainsi de nouvelles possibilités pour la musique arabe contemporaine.

Il a présenté ses œuvres en solo et en collaboration, ainsi que des compositions en direct pour les arts de la scène, et ce, lors de festivals internationaux tels que le Festival international du film de Berlin, le CTM Music Festival, le Supersonic Int’l Music Festival, le Donaueschingen Musiktage, le Festival d’Avignon, le Guess Who? Music Festival, pour n’en citer que quelques-uns.

Enfin, Abed Kobeissy est titulaire d’un master en études avancées sur la sémiotique de la musique dans le cinéma arabe, et a enseigné à l’Université américaine du Liban (LAU).