Nikima Jagudajev

© Salomon Leonard Poutsma
Project collaboration

À propos

Nikima Jagudajev (1990) est de nationalité américaine, autrichienne et ouzbèke et est chorégraphe. Sa pratique du direct fondée sur le procédé traite des rassemblements et des spectacles de longue durée. Son travail élargit la danse formelle à la construction de communautés ouvertes qui trouvent leur place dans divers espaces non théâtraux. Les divers éléments incluent des séquences de danse formelle, mais aussi de la nourriture, de la divination, de la musique, des vêtements, des natures mortes, des journaux et des conversations. Ces éléments sont autant d’invitations informelles à s’engager de différentes façons, à déplacer l’attention et à proposer une action. À l’instar d’un festival de musique ou d’une foire itinérante, Jagudajev et ses collaborateurs débarquent, s’infiltrent subtilement, contaminent, se transforment en autre chose avant de repartir. Les espaces proposés sont étranges et portent un grand intérêt aux vides de la représentation, à ce qui est souvent exclu de ce qui est considéré comme culturellement précieux ou désirable.

Le travail de Jagudajev a pris forme dans des lieux tels que la Shedhalle (Zurich), Kurimanzutto (Mexico), le Centre d’Art Contemporain Genève, le Whitney Museum of American Art, MoMA PS1 et le Rockbund Art Museum (Shanghai), ainsi que dans le cadre de Material Art Fair’s Immaterial (Mexico), 89+ au LUMA/Westbau (Zurich), kunstenfestivaldesarts (Bruxelles) et dans le cadre de la Biennale de Marrakech (Maroc). Une exposition est prévue au WIELS (Bruxelles) en avril 2023. 

Les publications de Nikima Jagudajev sont les suivantes : « The Backstreet Boys » dans le cadre de la plateforme de commandes de textes Speculative Histories du Bergen Kunsthall (2021) et co-publié par Karmaklubb*, « Relations of Unpredictable Encounters » dans le Movement Research Performance Journal (2017) et « the landscape thinks itself in me » dans Root Sequence. Mother Tongued’Asad Raza (Walther König, 2018).